On rencontre toujours ses propres limites dans l'appréciation qu'on porte sur la modernité.

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Je travaille beaucoup, je fais plus de sport qu'à 40 ans, je ne me sens ni ralentie, ni diminuée et j'aime me sentir séduisante.
Je m'insurge contre cette tendance qui veut que la transparence soit ­devenue une exigence absolue. Je revendique le secret comme étant vital pour la sauvegarde personnelle, les rapports humains, comme la politique, d'ailleurs. Hollande n'aurait jamais dû se confesser aux deux journalistes du Monde, encore moins révéler des secrets d'État. On vit une époque folle.
Depuis une quinzaine d'années, je trouve que le journalisme est devenu une des professions les plus égalitaires qui soient. Il y a eu les femmes reporters de guerre, et c'était très nouveau.
Il y a tant d'hommes de 50 ans qui me paraissent « affreux, sales et méchants », pour jouer avec le titre de l'excellent film d'Ettore Scola, que je n'ai aucun complexe !
La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d'une démocratie représentative à une démocratie d'opinion, puis d'émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.
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